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In Absentia, est une recherche en deux étapes. D’abord Wiame Haddad vient mouler des fragments de corps d’anciens détenus et militants politiques. Dans un processus de superposition de couches en plâtre et en résine, la matière des sculptures qu’elle fabrique, entre en résonance avec la matière du corps oublié, ce corps qui devient poésie.
Elle photographie ensuite ces objets, dans une mise en espace pure et directe, comme pour permettre une concentration plus précise sur les détails de cette peau empruntée. Les photographies sont alors une traduction de ce corps au travers de son fragment. En le déplaçant, elles tentent de le reconstruire dans une tentative de saisir la pulsation de la matière. Haddad cherche dans le tout petit geste une manière d’échapper à l’immobilité.

Le geste est d’abord celui d’une sculpteuse emprunteuse, qui vient mouler des fragments de ces corps délaissés. Les pièces sont ensuite mises en scène puis photographiées. Ce dédoublement renforce cette distance qui se creuse entre le corps original des sujets de l’artiste, et le résultat photographique nal. En photographiant l’empreinte de ces fragments de corps, elle met en lumière ces vies invisibles, ou plutôt ces vies fabriquées comme invisible.





Qalqalah قلقلة : plus d’une langue

Exposition Collective au CRAC Centre Régional d’Art Contemporain d’Occitanie

Avec

Lawrence Abu Hamdan, Sophia Al Maria, Mounira Al Solh, Noureddine Ezarraf, Fehras Publishing Practices, Benoît Grimalt, Wiame Haddad, Vir Andres Hera, institute for incongruous transla- tion (Natascha Sadr Haghighian et Ashkan Sepahvand) avec Can Altay, Serena Lee, Scriptings #47 :Man schenkt keinen Hund, Ceel Mogami de Haas, Sara Ouhaddou, Temporary Art Platform (Works on Paper).


Curatrices Virgine Bobin & Victorine Grataloup.
Photographies de Marc Domage





In Absentia, REDZONE Festival, Tangier
DABATEK

Avec

المورد الثقافي  Culture Resource (Al-Mawred Al-Thaqafy)